Potier

Nous nous sommes entretenus avec notre designer coup-de-cœur Jonathan Adler, qui nous a parlé de ses vices et des cinq choses dont il ne peut se passer.

T.H. NGUYEN
Jonathan Adler

Tout ce que dit Jonathan Adler semble si simple. « Votre maison devrait vous rendre heureux. La subversion, c’est ce qu’il y a de mieux. Le minimalisme, c’est nul. » Ces déclarations audacieuses et irrévérencieuses, qui font partie de sa vision du design, illustrent parfaitement pourquoi nous l’aimons tous. Il se fiche de ce que vous croyez devoir faire : il veut simplement que vous vous amusiez tout en le faisant.

Depuis que sa première collection de céramique a été reprise par Barneys New York en 1993, l’esthétique distinctive et charmante du potier et designer Jonathan Adler est devenue mondialement recherchée. Il a conçu des projets aussi divers que des chambres d’hôtel à Dubaï et des boîtes à bento pour bonbons Sugarfina. Les décors et le mobilier de sa ligne éponyme sont disponibles chez des détaillants comme Holt Renfrew et Shopbop. 

Cette année, Adler a entamé une collaboration avec Higher Standards, un détaillant de produits design pour les amateurs de cannabis. Nous avons rencontré Adler pour en apprendre davantage sur son implication hédoniste au sein du monde glamour de l’Amérique moderne

Votre maison devrait vous rendre heureux. La subversion, c’est ce qu’il y a de mieux. Le minimalisme, c’est nul.

Latitude : Comment décririez-vous votre esthétique ? Votre collection ?

Jonathan Adler : Trois mots : Moderne. Américaine. Glamour.

L : Si vous êtes pour le glamour américain moderne, que pensez-vous de nous, votre voisin au nord ?

JA : J’adore le Canada! Un design super élégant, des gens super sympas et des paysages superbes. Un trio gagnant !

L : Parlez-nous de votre gamme-culte de produits « Vice ».

JA : J’aime la combinaison des silhouettes enjouées et des textes enjoués – ou provocateurs. C’est un classique, et il semble que de nombreuses autres personnes apprécient également cette combinaison !

L : Avez-vous des vices ?

JA : Je n’ai jamais rencontré une pâtisserie que je n’aimais pas.

L : Vous avez depuis longtemps intégré des symboles du monde du cannabis (et d’autres substances) dans votre travail. Qu’est-ce que vous aimez le plus dans ces symboles ?

JA : La vérité, c’est que mon mode de vie est ultra-sain. Ainsi, l’iconographie de la drogue me permet d’explorer – par procuration – mon côté hédoniste. Je dis toujours que je vis sainement, mais que mes décorations explorent le vice.

L : Comment votre partenariat avec Higher Standards a-t-il commencé ?

JA : Lorsque les gens de Higher Standards m’ont proposé de travailler avec eux, il m’a suffi de constater qui ils étaient, et ce qu’ils faisaient pour des différencier des headshops d’antan, pour me donner envie de travailler ensemble. Ils sont irrévérencieux et glamour, deux choses que j’essaye d’exprimer dans mon œuvre.

L : En tant que non-fumeur, quel est l’angle de création que vous adoptez pour vos designs ? Avez-vous fait des recherches sur les accessoires de consommation de cannabis contemporains afin de vous en inspirer ?

JA : Je voulais que la collection soit impertinente, irrévérencieuse et subversive.

L : Votre design est plein d’humour. D’où provient cette irrévérence ?

JA : J’aimerais bien pouvoir blâmer ma mère, mais je pense que c’est probablement le fruit de mon propre cerveau tordu.

L : Avez-vous d’autres collaborations ou projets passionnants en cours ?

JA : Je viens de lancer ma deuxième collection avec The Shade Store, et il y a une autre collaboration super excitante qui s’en vient aux Fêtes. Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant – il y a tant de secrets dans le monde de la décoration !

L : Quelles sont les cinq choses dont vous ne pouvez pas vous passer ?

JA : Sans ordre particulier : Le thé PG Tips, les polos Lacoste, les jeans blancs Uniqlo, la télécommande de ma télé, mon chien de sauvetage Foxy Lady, et mon mari Simon Doonan qui, lui, n’a rien à voir avec le sauvetage.

Désolé, mais vous êtes trop jeune pour savoir si Jonathan Adler conçoit des objets osés tout en vivant sainement.

Nous, on ne bouge pas d’ici. On vous attendra.

Sous cet éclairage, il est difficile de distinguer votre âge. Petite question pour vous flatter : quel âge avez-vous?

Avez-vous atteint l’âge de la majorité dans votre province?