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L’entraîneuse personnelle

La carrière de Barbara Arn dans le domaine de l'entraînement personnel et du conditionnement physique trouve sa source dans sa quête personnelle de mieux-être. Lorsqu’elle était à l’école secondaire, Barbara (surnommée "Barbie" par sa famille et ses amis) a eu un accident de voiture qui a entraîné de sérieux maux de dos. Pour s'assurer qu'elle ne serait pas diminuée par un mal de dos chronique à seulement 17 ans, on lui a recommandé de se tourner vers un mode de vie plus sain, tant physiquement que mentalement.

Sur le plan physique, Barbara a commencé à travailler avec un entraîneur local, ancien joueur de la CFL, qui vivait près de sa ville natale, dans une région rurale de l'Ontario. Rapidement, elle a constaté des améliorations marquées : elle se sentait mieux, et avait également plus de facilité à bouger. Pour l’aspect mental, elle s'est tournée vers le cannabis et la méditation pour soigner son esprit, en soutien à ses efforts physiques. Passionnée de conditionnement physique et de nutrition, elle décide de poursuivre une carrière d'entraîneuse personnelle, animée d'un véritable intérêt à aider les autres à se sentir bien.

En bref

Barbara Arn

L’entraîneuse personnelle

Instagram

@barbaralorrainea

Site Web

bloorstreetfitness.com

Les gens viennent souvent au gymnase dans le but de perdre du poids, ou de soulever 300 livres. Mais je préfère aider mes clients à se sentir bien, à bien bouger et à se sentir à l'aise dans leur corps. Il s'agit de développer aujourd'hui des pratiques saines qui, demain, aideront nos corps vieillissants.

L'entraînement est un croisement de plusieurs sciences : l'anatomie de son corps, bien sûr, mais aussi la psychologie – la compréhension de ses motivations et de ses comportements. Le corps doit bouger, évidemment, mais il se passe aussi beaucoup de choses entre les deux oreilles. Je me plais à croire que mon travail consiste à aider les clients à établir un lien entre les deux.

En grandissant, j'étais très anxieuse et le fait de me mettre en forme m'a vraiment aidée à transformer mon état d’esprit. J'avais l'habitude de dire non à tout. Je ne voulais pas sortir avec mes amis et plus souvent qu’autrement, je ne voulais même pas décider comment m’habiller - je me sentais mal à l'aise peu importe ce que je portais et je m’inquiétais de la perception qu’on avait de moi. Par crainte de ne pas y exceller, je refusais systématiquement d’essayer de nouvelles activités.


Aujourd’hui, je suis tellement mieux dans ma peau, et je me rends compte que je ne suis pas obligée d’être bonne en tout. On peut sortir danser sans être danseuse. On peut chanter à tue-tête juste pour s’amuser. Être bien dans ma peau m'a permis de m’ouvrir à plein d’expériences nouvelles. Sans ce confort, qui trouve sa source dans l'amour-propre, on ne peut pas s’amuser : le plaisir n’est pas au rendez-vous.

Chez nous, l'anxiété est une affaire de famille. Dès mon plus jeune âge, ma mère et moi avions de la difficulté à dormir. En raison de mon anxiété, j'ai commencé à suivre une thérapie dès l’âge de 15 ans : on m'a d'abord recommandé de dormir davantage, puis on m'a proposé des médicaments pour m'aider à dormir. En tant qu'infirmière, ma mère est d'avis qu'une fois qu'on prend des médicaments, on ne peut plus se passer de ses pilules... Elle ne voulait pas que je devienne dépendante aux somnifères dès l'adolescence, à moins qu'il ne s'agisse d'un dernier recours. Elle prônait plutôt l’essai d’autres approches d’abord. C'est alors que j’ai envisagé l’utilisation du cannabis. Ma routine de fin de soirée comprenait un vaporisateur ou des teintures CBD, et ça a fonctionné. Avec une bonne nuit de repos, je ressentais ensuite moins d'anxiété pendant la journée. Plus tard, lorsque j'y ai ajouté l'exercice physique, la tenue d'un journal quotidien et la méditation, j'ai enfin trouvé la « recette » qui me convenait.

Aujourd’hui, je suis tellement mieux dans ma peau, et je me rends compte que je ne suis pas obligée d’être bonne en tout. On peut sortir danser sans être danseuse. On peut chanter à tue-tête juste pour s’amuser. Être bien dans ma peau m'a permis de m’ouvrir à plein d’expériences nouvelles. Sans ce confort, qui trouve sa source dans l'amour-propre, on ne peut pas s’amuser : le plaisir n’est pas au rendez-vous.

C'est également ce que je désire pour mes clients. Entraîner le corps, c'est aussi entraîner l'esprit. Il s'agit d'être plus heureuse, plus confiante, de faire de petits pas qui donnent de très grands résultats, qui changent la vie d’une personne.

J'ai une relation très ouverte avec mes clients, et j'ai toujours été honnête et franche au sujet de ma consommation de cannabis, parce que je n'ai pas l'impression qu'il y a de quoi avoir honte. Il est arrivé qu’on me dise qu’on n'était pas d'accord avec mon choix, mais je n'ai jamais perdu de clients à cause de ça. À l’entraînement, les gens peuvent être très vulnérables, alors il faut bâtir une relation de confiance. Je souhaite qu’on soit honnête avec moi, alors je fais de même avec les autres. J'essaye d'enseigner la connexion entre notre corps et notre esprit en matière de santé, alors je prêche par l’exemple. Le cannabis m’aide à bien dormir, et sans ce sommeil réparateur, je ne pourrais pas desservir mes clients avec autant de concentration et d’énergie. Je suis une personne efficace, intelligente, qui réussit bien : je suis enfin bien dans ma peau, et j'aime aider les autres à atteindre ce même objectif.

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Dans la vie, tout va très vite, et plusieurs d'entre nous ont du mal à se réserver du temps. N'est-ce pas là l'excuse habituelle pour ne pas aller au gymnase, ou pour manger sur le pouce le midi : « j’ai pas le temps » ? Barbara insiste sur le fait que quelques petits changements dans sa routine quotidienne peuvent faire toute la différence. Nous lui avons demandé de partager avec nous quelques-uns de ses meilleurs trucs.
1

Chaque matin, avant de quitter la maison, et le soir avant d’aller se coucher après une longue journée, prenez cinq minutes de « temps intérieur ». Ça peut être la méditation, des techniques de respiration, etc. Il suffit de prendre 5 minutes sans aucun stimulus extérieur, pour revenir à l’essentiel. Parfois, le matin, on peut se sentir plus pressés, mais en fin de soirée, j'ai une routine bien précise dont je ne déroge jamais. Je prends mon CBD. Je me fais du thé. Et pendant que mon thé refroidit tranquillement, je prends quelques minutes pour faire un peu d’introspection, pour m’attarder à mes sentiments profonds.

2

il n'est pas absolument nécessaire de s'engager dans une séance d'entraînement complète, mais il demeure important de réveiller son corps. Lorsque le corps est raide après le sommeil et qu’on ne délie pas ses muscles, il peut s’ensuivre stress et anxiété. Offrez-vous trois minutes d'étirements lorsque vous descendez du lit : faites des mouvements qui stimuleront votre cœur. Levez vos bras au-dessus de votre tête en respirant profondément. Essayez quelques mouvements de yoga, en commençant par un repli vers l'avant, puis en vous déplaçant lentement vers le haut. Vous vous sentirez plus en contrôle de votre énergie.

3

Tenir mon journal fait partie intégrante de ma routine de fin de soirée. Il n'est pas nécessaire de rédiger un roman - essayez de décrire ce que vous avez ressenti pendant la journée, ou ce qui vous a affectée. J’essaye d’exprimer ma reconnaissance pour un événement survenu au cours de la journée : nous sous-estimons souvent ce que nous avons, en s’attardant plutôt sur ce que nous désirons. Quand notre tête est remplie de pensées comme "j'ai besoin de changer ma vie" ou "ma vie est ennuyante", on finit par y croire, après un certain temps. Essayez plutôt d’apprécier les petits luxes que vous avez, qui rendent votre vie si agréable : une bonne douche chaude, un chat, une soirée-maison à regarder la télé. La tenue d’un journal personnel m'a aidée à changer mon attitude, à être plus heureuse. Oui, je voudrais aller mieux, mais pour l'instant, les choses vont quand même assez bien !