vivre

La musicienne

Maria Cenzina, 27 ans, adore composer et jouer de la musique depuis sa plus tendre enfance. Plus tôt cette année, elle a réalisé un vieux rêve en publiant son premier album EP : « Airplane Mode ». Cette étape importante s’est avérée une heureuse interruption pour la musicienne de Vancouver, alors qu’elle traversait l'an dernier une période difficile, après une détérioration imprévue de sa santé. Bien que Maria continue toujours à vivre avec la maladie auto-immune non diagnostiquée qui l'a ralentie, rien ne l’empêche de faire à sa tête. De plus, sa nouvelle perspective du « bien-être personnel » l'a rendue plus que jamais déterminée à créer, à performer et à profiter de tous les moments de bonheur que la vie lui accorde.

En bref

Maria Sicilia

Musician, Cenzina

Instagram

@mariacenzina

SoundCloud

cenzinamusic

Au début, j'étais vraiment « dans le déni » face à la détérioration de ma santé. Après tout, je suis jeune, et j'ai toujours été une personne active - une joggeuse quotidienne dont le plaisir ultime était de faire du snowboard dans les Alpes. Je pensais que mes symptômes provenaient d'une blessure de jogging : mes muscles ischio-jambiers étaient douloureux et irrités. Marcher était devenu si douloureux que j'ai dû me résoudre à utiliser une marchette. Pendant tout ce temps, je travaillais encore à temps plein comme « thérapeute ludique » pour les enfants autistes. Ce travail m'obligeait à traverser la ville pour desservir des résidences spécialisées et des centres communautaires.

Au début, j'étais vraiment « dans le déni » face à la détérioration de ma santé. Après tout, je suis jeune, et j'ai toujours été une personne active - une joggeuse quotidienne dont le plaisir ultime était de faire du snowboard dans les Alpes. Je pensais que mes symptômes provenaient d'une blessure de jogging : mes muscles ischio-jambiers étaient douloureux et irrités. Marcher était devenu si douloureux que j'ai dû me résoudre à utiliser une marchette. Pendant tout ce temps, je travaillais encore à temps plein comme « thérapeute ludique » pour les enfants autistes. Ce travail m'obligeait à traverser la ville pour desservir des résidences spécialisées et des centres communautaires.

J'avais travaillé si fort pour cacher mes symptômes et ma douleur que lorsque j'ai dû soudainement quitter mon emploi, les familles avec lesquelles je travaillais n’y comprenaient rien. Je suis restée à Toronto pendant cinq mois pour des tests, des consultations auprès de multiples spécialistes et des rendez-vous médicaux en série. Mais jamais rien de concluant ! J’ai réussi à me rétablir grâce à une combinaison de repos, de régime anti-inflammatoire, de CBD et d'acuponcture. Finalement, j’ai réussi à retrouver un état normal, où je pouvais marcher. Dès que j'ai pu, je suis revenue à Vancouver pour recouvrir mon indépendance. J'étais vraiment motivée à vivre ma vie pleinement, pour mon bonheur et pour ma santé mentale. Je suis encore en processus de diagnostic, et j’ai fini par m’habituer à un certain niveau d'incertitude.


Le concept de mieux-être est une chose à laquelle j’accordais bien peu d’attention avant que ma santé ne vienne perturber ma vie. Quand on est jeune et en bonne santé, on prend le bien-être pour acquis. Ce n’est pas un aspect de soi qu’on a l’impression de devoir travailler : c’est une évidence. Mais aujourd’hui, je perçois le bien-être comme un état pour lequel j'ai dû me battre. Pour moi, le bien-être est une accumulation d’évènements qui m'apportent la joie.

Ça peut paraître étrange, mais tout ça s’est avéré une expérience positive pour moi, sur le plan artistique. Et ça demeure une espèce de bénédiction déguisée. Quand j'étais malade à Toronto, et que j'étais rivée au divan - j'avais même besoin d'aide pour aller aux toilettes - je m'asseyais avec tous mes cahiers, mon ordinateur, mes livres de poésie, ma guitare, et je me concentrais sur ma musique, car je n'avais rien de mieux à faire. C'est là que j'ai lancé une chaîne YouTube, où je chantais et j’interprétais des compositions. En bout de ligne, ça s'est très bien passé. Quand j'ai été assez bien pour revenir à Vancouver, je suis revenue avec une nouvelle confiance en ma carrière de musicienne. J'en avais tellement appris sur moi-même et sur la façon dont je voulais me présenter au monde. C’est la musique qui m’a aidée à amorcer ma guérison. Quand je chantais, on dirait que je ne sentais plus la douleur dans mes jambes.

Le concept de mieux-être est une chose à laquelle j’accordais bien peu d’attention avant que ma santé ne vienne perturber ma vie. Quand on est jeune et en bonne santé, on prend le bien-être pour acquis. Ce n’est pas un aspect de soi qu’on a l’impression de devoir travailler : c’est une évidence. Mais aujourd’hui, je perçois le bien-être comme un état pour lequel j'ai dû me battre. Pour moi, le bien-être est une accumulation d’évènements qui m'apportent la joie.

Je suis toujours au cœur de cette histoire : elle est loin d’être terminée J’ai de la difficulté à décrire ce qui se passe avec mon corps, et c’est parfois épeurant. Mais j'aime croire que je traverse tout ça avec classe et élégance. Les épreuves que j’affronte me font apprécier les moments de plaisir dans ma vie.

Je dois vivre avec une maladie invisible, et le cannabis m’a tellement aidé à m'en sortir. Pour quelqu'un qui présente des symptômes de tout acabit, des douleurs musculaires aux nausées en passant par l'anxiété, le cannabis est vraiment un médicament polyvalent. Je sais que ça ne nuit pas à mon corps, comme beaucoup d'autres médicaments que j'ai essayés, alors que mes médecins et moi tentons de comprendre ce qui se passe avec mon corps.

 

J'aime prendre du CBD le matin. Parfois, j'en mets dans mon café ou dans mon thé. Je trouve que ça me calme l’esprit – ça tourbillonne souvent dans ma tête, et je trouve que le cannabis m'aide à reprendre le contrôle avant de commencer ma journée. Le soir, j'aime vapoter ou fumer : ça m'aide à entrer dans le processus créatif lorsque j’ai envie de composer ou d’écrire un peu. Ça m'aide à prendre mes distances d'une journée chargée, et à atteindre un état d’esprit où je me sens bien, détendue et prête à créer.

explorer
développer
Nous vous recommandons d’écouter le dernier single de Maria, "Airplane Mode", lorsque vous serez en mode chill ;)