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L’illustratrice

Aless McGovern parle couramment cinq langues et possède deux diplômes. Depuis qu'elle a obtenu son diplôme en design graphique l'an dernier, elle a travaillé avec diligence pour bâtir un impressionnant portfolio personnel qui met en valeur son talent, son amour des couleurs vives et son style psycho-pop.

Aless McGovern
The Illustrator
En bref

Aless McGovern

Illustratrice

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@its_aless_mc

Aless est une illustratrice de Montréal. Son style est influencé par son enfance stimulante et par la culture de ses parents. Puisque sa mère est née en Italie, Aless a eu une éducation semblable à celle d'une immigrante italienne - elle a grandi dans un foyer dynamique et familial, entourée de rires et de beaucoup de nourriture.

Ma façon préférée de consommer du cannabis, c’est de fumer un joint. J'aime le geste de rouler le joint, la sensation d'inhaler la fumée. C'est un rituel : je trouve qu'il me calme et qu’il me donne de une certaine énergie.

Je suis seule quand je travaille sur mon art, et souvent je fume un joint avant de commencer, ou lorsque je mets les touches finales à un projet déjà entamé. Je trouve que le cannabis m’aide à trouver des idées qui sortent de l’ordinaire, à me détendre et à prendre du recul par rapport à ce que je fais. Je crois que les artistes ont souvent besoin de quelque chose pour leur rappeler de ne pas trop se prendre trop au sérieux.

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Je ne m'inquiète pas trop des stéréotypes associés aux « artistes gelés » parce que je produis beaucoup et parce que je suis activement engagée dans ma carrière.
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Je travaille à illustrer diverses souches de cannabis. C’est la légalisation du 17 octobre dernier qui fut la source de mon inspiration. Je me suis dit qu’avant la légalisation, les fumeurs occasionnels achetaient leur cannabis d’un revendeur, et qu’ils ne connaissaient donc probablement pas les diverses souches. Il existe plus de 700 variétés de souches, et les cultivateurs en créent de nouvelles continuellement. Plus j’apprenais de nouvelles choses sur le sujet, plus j’étais fascinée. Les noms des souches sont toujours créatifs – comme « Power Plant » et « Yoda's Brain ». C’est une source d’inspiration intarissable pour le cerveau d'un artiste ! Je voulais trouver un moyen visuel de représenter la souche d'une manière intéressante, pour que les consommateurs s’en souviennent. Ça s’est avéré très amusant ! L'art devrait toujours être amusant, et le fait d'entreprendre des projets personnels plutôt que des projets commerciaux permet de s’amuser.

Je ne m'inquiète pas trop des stéréotypes associés aux « artistes gelés » parce que je produis beaucoup et parce que je suis activement engagée dans ma carrière. Même si je ne discute pas de ma consommation de cannabis avec mes parents, ils sont fiers de mon travail personnel. Je pense qu'ils réalisent que je ne passe pas mes journées assise sur mon divan à fumer des joints. J'ai de très grandes aspirations pour ma carrière et pour mon avenir. Je vais peut-être faire une maîtrise. J’aimerais enseigner un jour. Ce n’est qu’un début, et j’ai l’impression qu’il n’y a pas de limite à ce que je peux accomplir.

Je choisis toujours le Sativa plutôt que l’Indica.

 

Je trouve que le Sativa, procure une euphorie plus psychologique. On est donc plus dans sa tête, et c’est ce qui me plaît, surtout quand il s'agit de m'aider à faire avancer une idée ou à établir des liens qui feront passer mon art à un niveau supérieur. Peut-être que j'aime un concept sur lequel je travaille, mais pas sa représentation visuelle. Lorsque j’ai fumé, je peux voir d’autres possibilités, d'autres options pour rendre mon image plus percutante. Je crois que cette théorie pourrait s'appliquer à d'autres aspects de la pensée, aussi. Je trouve que le cannabis me permet de passer à travers les blocages. Parfois, on a une pensée ou une idée dans la tête - une façon de voir qui n’évolue pas, qu’on ne peut pas imaginer autrement. Pour moi, fumer de l'herbe peut aider à briser ces barrières. Cela me permet de voir une variété de solutions que je ne verrais pas autrement.

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Montréal est une ville dynamique et créative, pleine de choses à voir et d’expériences à vivre. Nous avons demandé à Aless de nous envoyer une liste de ses activités préférées à faire en ville, qu’elle ait fumé ou non !
1

J'adore aller voir des projections de films indépendants au Bar Ritz PDB (un bar local dans Parc Ex), au Village-au-Pied du Courant (salle extérieure saisonnière située sur les rives du fleuve St-Laurent, qui présente des films en plein air, sur le sable), ou au Cinéma Moderne (salle de cinéma et café présentant une sélection de films indépendants). Moderne (one-room movie theatre and coffee shop showcasing a selection of independent movies).

2

En été, j’aime découvrir de nouvelles musiques dans les festivals en en plein air qui se déroulent en ville. Il y a aussi des concerts gratuits de musique balkanique à L’Escalier, en face du métro Berri

3

Je déguste un café et une pâtisserie en solo au Café Olimpico ou au Café Italia, mes deux cafés italiens préférés. J'apporte parfois mon carnet de croquis et je note mes idées.

4

Un de mes endroits préférés à l'année c’est le Jardin botanique ! C'est le meilleur endroit pour le calme, la tranquillité, la nature et l'inspiration - je visite toujours les expositions de lanternes à l'automne.