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L’esprit libre

Jale Ferland — pronounced Jalé — has lived a myriad of different and fantastical lifetimes in her 40-ish years. After living in New York’s Lower East side (including a stint at the famous Hotel 17, previous home to a pre-fame Madonna and current home of diva Amanda Lepore) at the height of “Club Kid” culture, learning how to get done-up from Drag Queens, befriending icons like Lenny Kaye, and fronting a 90s punk band called Guttergirl that played some of NYC’s most popular barroom venues, Jale moved back to Canada with her husband in 2003.

En bref

Jale Ferland

L’esprit libre

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Cherry Garcia Band

Now, Jale sings alongside her husband, or “favourite bandmate” in a Grateful Dead cover band called Cherry Garcia Band.

Jale est tout sourire lorsqu’elle parle de ses aventures passées, mais elle agit comme si ce genre d’histoires était banal : quoi qu’elle apprécie son passé, Jale est surtout enthousiaste quant au futur. C’est cet esprit tourné vers l’avenir qui l’a propulsée d’une aventure à l’autre avec une attitude positive, une curiosité insatiable et une grande soif de vivre.

Je ne suis pas née avec un de grands talents naturels. J’ai toujours eu la musique dans l’âme, mais au départ, ce n’était qu'un rêve. Chanter n'a jamais été facile pour moi, et les harmonies ont toujours été particulièrement difficiles. J'ai dû travailler très fort et j'ai pris beaucoup de cours de chant. J'ai fait partie d'un grand nombre de groupes de tous genres - punk, disco, rock… Je travaille toujours fort et j’aime encore ça : autant que lorsque j’étais une petite fille aux yeux étincelants de rêve.


Par contre, ce qui est intéressant, c’est que je n’ai jamais « dépassé » l’âge du cannabis. Je pense que c’est parce que cela m’a toujours aidée, comme un ami, et que ce n’était pas une « fuite » de la vraie vie, comme c’est souvent le cas avec les drogues.

J’ai déménagé à New York juste après l’obtention de mon diplôme universitaire, à la recherche d’une vie trépidante, comme tant de jeunes artistes. J’avais des amis qui étaient des Drag Queens et ils m’ont beaucoup appris sur le métier d’interprète, et sur le fait d’être femme également. Comment m’habiller en femme, me maquiller, me coiffer. Ils m’ont appris ce que c’est que de monter un spectacle, d’avoir une présence sur scène. À l’époque, j’animais leurs défilés de mode et je m’habillais des mêmes tenues folles. J’ai toujours eu des amis incroyables – c’est une constante dans ma vie. Notre relation avec notre entourage est la chose la plus importante.

The dream was to be a lead singer and a songwriter. Being in music at that time was tough. Most of the time I had no money and nowhere to live. When I first got to New York I had nothing lined up and the cabbie that picked me up from the train station dropped me off at Hotel 17, so that was my first taste of it all. I couldn’t stay there forever because it was too expensive. I had sold my car so I got by for a while and when that money was gone, it was a lot of staying on friends’ couches! I remember one time I had a show at the Tunnel and for some reason it was just me, no band. So I get up on stage and do my thing and when I’m done I notice all my stuff had been stolen, all my belongings. Stories like that in New York in the 90s are a dime a dozen, but it made me develop a thick skin!

At that time I think I had a lot of pent up feelings so the stuff that I was writing was punk. I started a band called Guttergirl. And it was fabulous. It helped me get out all the angst I was feeling and we had a great time. We had some success, too. But you know, making it in music is like winning the lottery. It’s rare and it isn’t always the jackpot. I’m so lucky that I’m still making music with beautiful people. I always seem to find my way back to it.

Après tout ce que j’ai fait, je souffre encore du trac. Avant un spectacle, j’ai des papillons dans l’estomac. J’aime vraiment ce que le cannabis me fait ressentir quand je joue. Je suis moins consciente de toutes mes insécurités et je suis capable de rester dans le moment, et de ne pas m’inquiéter d’un mauvais accord ou deux. Je peux voir la situation dans son ensemble, communiquer avec le groupe et avec le public. Après tout, on fait ça pour s’amuser !

Pour moi, la musique et l’herbe ont toujours fait la paire. Je pense que la musique rapproche ceux qui partagent les mêmes idées, et c’est la même chose pour le cannabis. Vous rencontrez quelqu’un à un spectacle, on vous offre une bouffée et on devient immédiatement bons amis. On établit une compréhension mutuelle des "bonnes choses" de la vie. Je pense qu’il est possible d’être heureux et de trouver sa place, d’une manière libre mais néanmoins réaliste. C’est ce que je ressens lorsque je plane, peu importe l’étape de la vie où je suis rendue. Il s’agit de savourer le plaisir, les moments amusants, légers et heureux, de se sentir bien dans sa peau, de prendre du recul vis-à-vis soi-même, de se dépasser, d’ouvrir les yeux à la beauté qui nous entoure et de surfer la vague.

J’aime être entourée de gens et contribuer au plaisir. Je n’ai jamais été une buveuse – ça ne me réussit pas très bien et ça me rend malade. Je préfère de loin ce que je ressens quand je plane, et c’est un rituel que j’associe au partage du rire, de la musique, de la nourriture et des autres bons moments de la vie.

Comme vous pouvez le deviner en lisant mes histoires, j’ai fait ma part de fête dans mon temps ! Et ça fait longtemps que je n’ai pas touché aux drogues dures. Par contre, ce qui est intéressant, c’est que je n’ai jamais « dépassé » l’âge du cannabis. Je pense que c’est parce que cela m’a toujours aidée, comme un ami, et que ce n’était pas une « fuite » de la vraie vie, comme c’est souvent le cas avec les drogues. Le cannabis m’a aidé à gérer ma vie, à en traverser toutes les étapes. Il m’a été d’une grande aide tant émotionnellement que physiquement.

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Jale partage ses conseils pour profiter pleinement des festivals d’été et des concerts en plein air.
1

Assurez-vous de bien vous hydrater – De grâce, ne portez pas de vêtements une-pièce : personne n’a envie de se déshabiller complètement dans les toilettes chimiques.

2

Arrivez tôt pour voir les premières parties ou pour découvrir les artistes qui se produisent sur les scènes secondaires. Vous pourriez y découvrir votre nouveau groupe préféré avant qu’il ne soit connu. Je suis tombé amoureuse de groupes que je n'avais jamais entendus auparavant, et les souvenirs de ces moments de découverte me reviennent encore des décennies plus trad.

3

Soyez gentils et partagez avec ceux qui vous entourent. La paix, l’amour et l’ambiance communautaire sont ce que j’aime le plus lors de spectacles, et c’est particulièrement vrai pour les spectacles des Grateful Dead (et autres) auxquels j’ai assisté. Je suis toujours étonnée de la gentillesse et de la générosité des étrangers. Si seulement les gens pouvaient agir dans la vie de tous les jours comme s’ils planaient, heureux et calmes comme s’ils étaient à un festival hippie, le monde serait tellement plus agréable.

4

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