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L’entrepreneure

Alors que le cannabis fait son entrée dans la vie courante et que la stigmatisation n’est plus la même, la voie s’ouvre au dialogue sur d'autres sujets tabous semblables, à l'exploration et à la guérison.

Angela Mustone est la fondatrice et présidente de HighOnLove, une marque montréalaise spécialisée dans la vente de d'huiles lubrifiantes à base de chanvre. Sa mission est de promouvoir le bien-être sexuel à travers ses produits, le cannabis et un dialogue ouvert.

Mon objectif ultime, c’est d'intégrer des sujets "tabous" comme le cannabis et le sexe dans le discours quotidien. Il y a une forte résistance face à la consommation du cannabis - que ce soit à des fins médicales ou récréatives - et il y a encore beaucoup de stigmatisation face au discours sexuel, surtout lorsqu'il s'agit d'être ouvert sur nos problèmes d’intimité. Je suis convaincue que la lutte aux idées préconçues sur le cannabis et sur le sexe passe par l'éducation. Et surtout, en abordant la réalité de ces sujets de manière honnête et sans remords.

 

Je ne veux pas que les femmes craignent de parler de leur santé sexuelle. Mon but est de faire en sorte que les femmes puissent s'explorer elles-mêmes, explorer leur santé, et tout ce qui s'y rattache. C'est très important. C'est pourquoi je suis si passionnée par la fabrication de produits pour femmes : elles ont besoin de plus de temps personnel, et de retomber amoureuse d’elles-mêmes.

J'ai longtemps travaillé dans l'industrie du divertissement pour adultes, et j'étais curieuse au sujet du cannabis et de l'impact qu'il pourrait avoir sur les industries de la santé, du bien-être et du plaisir. Quand j'ai appris que la légalisation du cannabis était imminente au Canada, j’ai su que je devais assouvir ma curiosité et m’enquérir des avantages du THC/CBD en matière de sexualité. La seule façon de le savoir, c’était de l'essayer moi-même !

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Les produits du cannabis peuvent améliorer la qualité de vie des gens, et il est dommage que ces bénéfices soient souvent éclipsés par les idées préconçues et la stigmatisation.
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Ma réaction personnelle ? « Wow ! ». Néanmoins, j'ai demandé à toutes mes copines de l’essayer aussi afin de m'assurer que je n'étais pas en train d'imaginer des choses. Leurs commentaires extrêmement positifs ont évidemment confirmé mon expérience. C'est ainsi que je perçois mon rôle au sein de l’industrie : aider un maximum de femmes à vivre cette expérience euphorique.

J'ai travaillé en étroite collaboration avec un chimiste pour formuler un échantillon d'huile d'orgasme à base de THC – après plus de 15 ans dans l'industrie du divertissement pour adultes, je sais très bien ce qui est disponible et ce qui est populaire – et j'ai été franchement impressionnée par le résultat.

Je suis extrêmement passionnée par ce travail. Je désire œuvrer auprès de tous ceux qui vivent des problèmes intimes ou sexuels, avec ou sans partenaire. Ce sont des sujets que les gens ont peur ou honte d’aborder. Et je veux leur dire qu'ils ne sont pas seuls, qu'il existe des produits qui peuvent les aider !

Avec le temps, en cette ère post-légalisation, j'espère qu'il y aura moins de résistance face à la consommation des produits du cannabis, et davantage d'éducation sur les impacts sociaux positifs d’une consommation responsable. Les produits du cannabis peuvent améliorer la qualité de vie des gens, et il est dommage que ces bénéfices soient souvent éclipsés par les idées préconçues et la stigmatisation.

Pour diriger une entreprise, quelle qu'elle soit (mais que je dirais surtout dans les industries du sexe et du cannabis) il faut vraiment avoir confiance en soi et en ses produits. C’est un véritable défi de faire face aux critiques qui proclament que ça ne fonctionne pas. Mais le plus grand défi, ce fut d’obtenir du financement. J'ai dû investir mon propre argent pour faire décoller HighOnLove - TOUT mon argent et TOUS mes actifs personnels - avant de dénicher du financement. Les banques ne me prenaient pas au sérieux à cause de la nature des produits et de la stigmatisation qui entoure les industries du sexe et du cannabis. Mais je n'ai jamais envisagé d’abandonner, parce que je crois fermement que ma contribution est importante. J'ai encore des défis à relever quotidiennement. En tant que femme d'affaires, il faut toujours en faire plus qu'un homme qui serait dans la même position. Cette réalité est toujours d’actualité. Nous ne pouvons pas douter de nous-mêmes simplement parce que les autres sont sceptiques. Mon conseil aux femmes qui démarrent ou dirigent une entreprise ? Ne soyez pas timide. N'acceptez pas qu’on vous réponde « non ». Prenez la place qui vous revient. Vous avez la parfaite maîtrise de ce que vous faites. Montrez-leur !

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Nous avons demandé à Angela de nous aider dans notre choix d’une huile à base de cannabis. Que faut-il demander avant de choisir ? Angela nous conseille :
1

Les femmes doivent se questionner sur l’usage qu’elles comptent en faire : à quelles fins le produit est-il destiné ? Désire-t-on un high récréatif ? Atténuer des douleurs physiques ? Soulager l’anxiété ? Mieux dormir ? etc.

2

La concentration en CBD/THC du produit – ce n’est pas parce qu’il y en a plus que c’est nécessairement meilleur. Encore une fois, que désire-t-on en tirer ?

3

À quelle fréquence les produits doivent-ils être utilisés, et que ressent-on à l’utilisation ? – Cette question est particulièrement importante pour ceux qui consomment du cannabis pour la première fois.