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La coach

Après des années à œuvrer dans les domaines de l'éducation et de la santé, et après avoir découvert que les gens préfèrent approfondir leurs connaissances du plaisir sexuel plutôt que d'utiliser correctement un préservatif, Luna Matatas a adopté le rôle d'éducatrice du sexe et du plaisir, apprenant aux gens à accepter sans vergogne leurs corps et leurs désirs sexuels.

Au cœur de ses enseignements se trouve le désapprentissage de la honte associée à la sexualité. À cet effet, elle croit que le cannabis peut s’avérer un excellent outil pour penser moins et jouir davantage. Avec le mantra « méditer, médicamenter, masturber » au cœur de sa philosophie (c’est également le slogan imprimé sur ses articles promotionnels féministes), la mission de Luna est d'aider ses clientes à profiter de leur corps et de leur plaisir.

En bref

Site Web

lunamatatas.com

Twitter

@lunamatatas

Instagram

@lunamatatas

Je suis une éducatrice en matière de sexe et de plaisir : c’est donc dire que j’ai le privilège d’enseigner aux femmes comment accepter leur corps et leurs désirs sexuels afin de mieux communiquer leurs besoins et jouir de manière créative. J’ai une formation en éducation à la santé. J’ai travaillé ici, pour Toronto Public Health, ainsi qu’au Kenya et dans plusieurs pays d’Afrique australe, où j’ai enseigné la prévention du VIH-SIDA et des ITS. Peu importe où j’étais, ou ce que j’enseignais, tous voulaient savoir comment avoir de meilleurs rapports sexuels. Je pouvais parler de préservatifs ad nauseam, les mêmes questions revenaient sans cesse : « Comment faire pour la rendre plus mouillée ? » Ou encore : « Comment puis-je faire une meilleure pipe ? ». Le plaisir est un élément si important du consentement et des rapports sexuels protégés. Mais à l’école secondaire, on ne nous apprend pas le plaisir sexuel, tout comme il y a très peu d’éducation sexuelle à l’âge adulte. Ainsi, la plupart d’entre nous apprenons avec la porno, ce qui est formidable, parce que c’est divertissant et érotique, sauf que ça manque de communication et de sensualité. Nous n’apprenons pas les relations interpersonnelles, ni à aimer notre corps. Bien souvent, on ne nous a pas appris que les relations sexuelles sont positives : c’est une notion qu’il est difficile de désapprendre. Beaucoup de gens s’intéressent à l’éducation sexuelle, mais il y a tant d’obstacles, dont nos insécurités et notre honte.

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J'étais très préoccupée par ma honte corporelle : le cannabis m'a permis de me détendre et d'apaiser mon esprit, de me concentrer davantage sur les sensations.
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J’anime des ateliers de groupe et j’enseigne le plaisir en ligne pour aider les gens à abattre les obstacles qui nuisent à l’atteinte de ce plaisir tant désiré. Dans mes cours, je demande toujours aux gens qui n’ont jamais assisté à un atelier auparavant de s’idenitifer. Je dirais qu’au cours des six derniers mois, au moins 70 à 80 pour cent des personnes présentes étaient « vierges » en matière d’atelier sexuel. Si on offre aux gens un environnement propice pour exprimer leurs désirs, alors il y a une réelle opportunité d’apprentissage. Pas seulement au sujet des IST et du consentement, mais également sur la façon d’obtenir la meilleure expérience érotique dans le moment présent, avec le corps qu’on a.

Il y a tant de jugements sur le plaisir. Méditer, se soigner et se masturber sont autant de plaisirs différents, seuls ou combinés. Ma relation avec le cannabis a pris naissance dans la sexualité.

Avant, je ne consommais de l’herbe que pour me masturber ou pour faire l’amour avec un partenaire. J’étais très préoccupée par ma honte corporelle : le cannabis m’a permis de me détendre et d’apaiser mon esprit, de me concentrer davantage sur les sensations. C’est vraiment difficile d’arrêter de trop réfléchir, et c’est également difficile de se permettre d’avoir du plaisir, de se sentir à l’aise en pratiquant cette activité qui nous stimule tant.

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Luna croit que nous sommes tous capables d’éprouver du plaisir sans honte. Mais comment s’y prendre ? Par où commencer ? Luna nous offre quelques conseils sur la façon dont nous pouvons déstigmatiser et explorer notre propre définition du plaisir, sans honte, afin de vivre pleinement.
1

Nous devons reconnaître que la honte n’est pas innée : il est possible de s’en défaire. Nous avons appris à avoir honte du plaisir plutôt que d’adopter une approche pure, sans jugement, plus curieuse du sexe. Si vous êtes consciente des risques, et que votre activité vous procure un plaisir mutuel et consensuel, alors vous pouvez faire tout ce que vous voulez. Il faut aussi trouver des moyens de déstigmatiser le type de plaisir auquel on a droit, au moment qui nous convient : c’est nous qui décidons de ce qui est acceptable ou non.

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Soyez curieuse et essayez de nouvelles choses ! Garder l’esprit ouvert nous aide à identifier ce qui est bon pour nous, pour notre corps, surtout quand il s’agit de plaisir – peu importe le type de plaisir. Quand il s’agit de cannabis, essayez de nouvelles souches pour trouver celle qui vous convient, apprenez à doser correctement, à fumer (ou à manger ! ou à vapoter !) selon vos besoins, et assurez-vous qu’il y a toujours consentement si vous consommez du cannabis avec un partenaire pendant vos relations sexuelles. Il existe tant de moyens d’intégrer de nouvelles formes de plaisir dans votre vie.

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Trouvez une communauté accueillante et entamez un dialogue. On peut déstigmatiser en partageant nos expériences avec d’autres, ou en posant des questions aux gens qui nous entourent. Vous pouvez communiquer avec d’autres personnes en lisant des blogues, en participant à des ateliers ou en partageant votre expérience. Vous n’êtes pas seule ! Il existe une vaste communauté pour vous soutenir dans votre apprentissage : donnez-vous la permission d’explorer ce qui vous fait du bien !